En urgence, l'association demande l'aide de tous !!
Notre association lutte contre la fermeture de l'atelier de sculpture de la Ville de Paris de Denfert Rochereau, atelier au moins centenaire. Nous voulons le maintien de ce qui est un des derniers ateliers de figures de la Ville de Paris, contre la haute tentative de destruction du maire-adjoint de Delanoë chargé de la Culture.
Son soi-disant déménagement équivaut au démantèlement de l'atelier et à sa liquidation.
C'est encore un coup bas contre une certaine forme de Culture et de Sculpture : On y voit toujours le même parallélisme entre notre affaiblissement et l'audace qu'ils ont d'exposer un artiste américain dans la grande galerie du château de Versailles, ou, encore, un éléphant à l'envers posé sur sa trompe dans celle du château de Fontainebleau. Les éléphants, ça trompe énormément, mais nous, ça ne nous trompe pas !!
Nous demandons à tous les gens qui le peuvent d'envoyer soit une lettre, soit un e-mail de vive protestation à la Mairie de Paris, pour le maintien de l'atelier de la rue Boulard à Denfert Rochereau, dans le cadre de la pluralité artistique. à adresser à Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris, chargé de la Culture, Mairie de paris, 9, place de l'Hôtel de Ville, 75196 Paris RP, ou "christophe.girard@paris.fr"
Pour plus d'informations (photos, textes) : notre site sur Google "sauvons boul'art"
Et pour ceux qui désirent nous rencontrer, la Biennale de Boul'art a ouvert ses portes depuis quelques jours !
L'atelier est visitable tous les jours à partir de 18h.
Il se situe au 40, rue Boulard, dans le XIVème - métro : Denfert-Rochereau
P.S.:
Quelques précisions:
un grand nombre de parisiens et habitants de la banlieue proche ont profité de ces cours du soir de Beaux Arts de la Ville de Paris, pour avoir fréquenté à un moment de leur vie l'un ou l'autre de ces cours ( peinture ou dessin, notamment, mais aussi modelage, gravure, photo, etc...)
La formation Beaux Arts de la ville de Paris en cours du soir pour adultes dans les différents quartiers remonte à Loius XV, pour favoriser le travail des artisans. La première école se situant rue de l'Ecole de Médecine. L'atelier de Sculpture de la rue Boulard existe lui-même depuis le XIXème siècle dans le quartier, formant un lieu de vie sociale et artistique de quartier.
Dans cet atelier, les adultes qui travaillent en journée peuvent s'initier à la discipline de la sculpture statuaire de grand format d'après modèle vivant, avec des poses sur plusieurs semaines, et au moulage: 80 adultes inscrits l'année dernière et des dizaines sur liste d'attente. Seul cours de la ville à pratiquer les deux activités modelage/moulage simultanément. 125 m² y compris une cave, et beaucoup de matériel.
Les cours sur petits formats, c'est du gadget ! C'est comme si les peintres ne peignaient que sur timbres poste ! "le grand format est indispensable pour progresser" disait un professeur à une de nos camarades.
Christophe Girard, l'adjoint à Delanoë chargé de la Culture, a décidé brusquement de récupérer ce local.
Le cours de modelage est soit-disant "simplement transféré" dans l'école du Boulevard du Montparnasse.
C'est une mauvaise plaisanterie !
L'école du Bd du Montparnasse est déjà saturée !! Il aurait fallu retrouver au moins deux salles à rez de chaussée. La seule micro-salle disponible, au 2ème étage sans ascenseur, est inadaptée, trop exigüe pour accueillir le matériel de base (outils, armatures, four de cuisson, nombreuses sellettes, bacs à terre, plateaux, grandes auges, sacs de plâtre.ETC...). En réalité, cet important matériel ne suit pas le déménagement. Tout va être dispersé , l'atelier disparaît !
L'INITIATION AU MODELAGE FIGURATIF STATUAIRE EST EN VOIE DE DISPARITION ! Il doit maintenir sa place dans l'ensemble des disciplines enseignées aux Beaux Arts de la Ville de Paris.
Nous avons recueilli 240 signatures d' habitants très spontanément à notre pétition
dimanche 14 septembre 2008
vendredi 12 septembre 2008
mercredi 10 septembre 2008
Texte de la pétition
PETITION POUR SAUVER L’ATELIER BOULARD
Au mois de juin dernier, la Ville de Paris a annoncé la fermeture du fameux atelier de sculpture du 40 rue Boulard dans le 14ème arrondissement de Paris.
Je soutiens les élèves de l’atelier Boulard dans leurs actions pour sauver l’atelier et je signe la pétition :
- pour demander à la Ville de Paris le maintien de l’atelier de sculpture du 40 rue Boulard
- contre la politique de fermeture des ateliers d’arts plastiques, en particulier de sculpture, dans les quartiers parisiens comme le quartier Daguerre.
Au mois de juin dernier, la Ville de Paris a annoncé la fermeture du fameux atelier de sculpture du 40 rue Boulard dans le 14ème arrondissement de Paris.
Je soutiens les élèves de l’atelier Boulard dans leurs actions pour sauver l’atelier et je signe la pétition :
- pour demander à la Ville de Paris le maintien de l’atelier de sculpture du 40 rue Boulard
- contre la politique de fermeture des ateliers d’arts plastiques, en particulier de sculpture, dans les quartiers parisiens comme le quartier Daguerre.
mardi 9 septembre 2008
Temoignage de Bernard
Joyau de notre patrimoine culturel, l’Atelier d’Art Plastique Spécialité Sculpture de la rue Boulard, existe depuis 25 ans. Il est un héritage du savoir-faire de ceux qui nous ont précédés.
Particulièrement bien organisé, ce lieu est dédié, par sa structure même, aux travaux spécifiques qui y sont menés et s’y enchaînent, depuis la création par la terre, jusqu’à la phase finale de la réalisation de grandes pièces de moulage.
Le volume important et l’espace (deux salles permettent à la fois de modeler et de mouler), les installations et équipements, parfaitement bien adaptés, toujours améliorés au fil du temps (telle l’installation récente de nouvelles batteries d’éclairage), convergent pour en faire un outil unique, irremplaçable, qu’on a envie de préserver à tout prix, dans un contexte qui se stérilise de plus en plus.
Cet espace est aussi le témoignage d’une époque qui nous échappe, où les règles de travail avec leur rigueur, n’ont quasiment pas changé. Il privilégie l’étude classique et c’est sans doute le denier bastion où on le fait aussi intensément et avec autant de conviction.
Faire disparaître cet «appareil » aussi brutalement, sans concertation ni dialogue, est une décision que personne, ici, ne comprend et n’approuve.
La ville de Paris, en supprimant cet atelier de la rue Boulard va faire tomber un des derniers pan culturel réservé à la sculpture, toujours parent pauvre du milieu artistique, qu’il faudrait au contraire aider, soutenir, favoriser.
On nous dit que notre atelier ne disparaît pas, qu’il sera recréé à Montparnasse sous la base d’une activité «dessin ». Nous pensons qu’il y a mieux à faire pour les sculpteurs qui attendent de travailler en trois dimensions. Chacun de nous sait bien que la salle en étage prévue à Montparnasse, n’ait plus rien de commun avec la vocation d’un atelier de sculpture, polyvalent, tel celui de Boulard.
Alors pourquoi cette décision ? Chacun, des membres de l’atelier aimeraient une réponse à l’heure où les pré-inscriptions en sculpture et modelage sont déjà sur le bureau de Montparnasse.
Ne peut-on pas en faire un «atelier phare », en l’améliorant encore à peu de frais, plutôt que de le liquider. Car il est évident que ce lieu est irremplaçable, au cœur de Paris, il faut le redire. Il y a quelques mois, il a été discuté d’une possibilité de relancer la cuisson de terre (c’était une des activité de l’atelier) en restructurant la petite salle, de façon à mettre l’implantation du four (en excellent état) aux normes.
Pourquoi ne pas suivre cette idée, y réfléchir, pour faire de cette espace un meilleur outil, encore plus polyvalent dans sa logique de création, qui profiterait à la sculpture et à son ouverture ?
Il faut voir aussi les élèves qui sont là, leur passion, leur conviction, pour découvrir et se livrer à cet art, leur engagement et leur enthousiasme quand ils sont dans l’émulation du travail de chacun, intense, avec les deux modèles qui posent en même temps (quand la seconde salle n’est pas utilisée pour le moulage) appuyés par leur professeur Eva, aux connaissances inestimables et si précieuses pour eux.
Alors, pourquoi faire ça à tous ceux qui sont là aujourd’hui, dans cet atelier et a tous ceux qui pourront y venir et s’y enrichir demain.
Cela représente un réel gâchis, face à toute l’énergie et à l’investissement humain qu’il aura fallu, face à cette somme de connaissance et de savoir-faire transmis jusqu’à nous, pour élever l’atelier Boulard au niveau où il est à ce jour.
C’est un capital culturel qui n’appartient pas qu’aux décideurs. Cet un outil nous le devons à nos prédécesseurs et devons le léguer à eux qui nous suivent, nos enfants, petits enfants, peut-être les vôtres demain ?
Nous a-t-on informé, interrogé au sujet de cette fermeture ? Cela aurait apporté un peu de clarté.
Cette lettre a pour but de faire remonter jusqu’à vous la vision de ceux qui sont, à cet instant, au cœur de l’activité de l’atelier Boulard et de déclencher une ultime réflexion sur la décision de fermeture.
S’il y a une dernière chance pour SAUVER l’atelier, nous vous demandons de mettre tout ce qui est en votre pouvoir pour éviter cette erreur.
En espérant tous, qu’en votre âme et conscience vous puissiez agir pour rester en accord avec la politique Culturelle de la Ville de Paris, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos sincères salutations.
Particulièrement bien organisé, ce lieu est dédié, par sa structure même, aux travaux spécifiques qui y sont menés et s’y enchaînent, depuis la création par la terre, jusqu’à la phase finale de la réalisation de grandes pièces de moulage.
Le volume important et l’espace (deux salles permettent à la fois de modeler et de mouler), les installations et équipements, parfaitement bien adaptés, toujours améliorés au fil du temps (telle l’installation récente de nouvelles batteries d’éclairage), convergent pour en faire un outil unique, irremplaçable, qu’on a envie de préserver à tout prix, dans un contexte qui se stérilise de plus en plus.
Cet espace est aussi le témoignage d’une époque qui nous échappe, où les règles de travail avec leur rigueur, n’ont quasiment pas changé. Il privilégie l’étude classique et c’est sans doute le denier bastion où on le fait aussi intensément et avec autant de conviction.
Faire disparaître cet «appareil » aussi brutalement, sans concertation ni dialogue, est une décision que personne, ici, ne comprend et n’approuve.
La ville de Paris, en supprimant cet atelier de la rue Boulard va faire tomber un des derniers pan culturel réservé à la sculpture, toujours parent pauvre du milieu artistique, qu’il faudrait au contraire aider, soutenir, favoriser.
On nous dit que notre atelier ne disparaît pas, qu’il sera recréé à Montparnasse sous la base d’une activité «dessin ». Nous pensons qu’il y a mieux à faire pour les sculpteurs qui attendent de travailler en trois dimensions. Chacun de nous sait bien que la salle en étage prévue à Montparnasse, n’ait plus rien de commun avec la vocation d’un atelier de sculpture, polyvalent, tel celui de Boulard.
Alors pourquoi cette décision ? Chacun, des membres de l’atelier aimeraient une réponse à l’heure où les pré-inscriptions en sculpture et modelage sont déjà sur le bureau de Montparnasse.
Ne peut-on pas en faire un «atelier phare », en l’améliorant encore à peu de frais, plutôt que de le liquider. Car il est évident que ce lieu est irremplaçable, au cœur de Paris, il faut le redire. Il y a quelques mois, il a été discuté d’une possibilité de relancer la cuisson de terre (c’était une des activité de l’atelier) en restructurant la petite salle, de façon à mettre l’implantation du four (en excellent état) aux normes.
Pourquoi ne pas suivre cette idée, y réfléchir, pour faire de cette espace un meilleur outil, encore plus polyvalent dans sa logique de création, qui profiterait à la sculpture et à son ouverture ?
Il faut voir aussi les élèves qui sont là, leur passion, leur conviction, pour découvrir et se livrer à cet art, leur engagement et leur enthousiasme quand ils sont dans l’émulation du travail de chacun, intense, avec les deux modèles qui posent en même temps (quand la seconde salle n’est pas utilisée pour le moulage) appuyés par leur professeur Eva, aux connaissances inestimables et si précieuses pour eux.
Alors, pourquoi faire ça à tous ceux qui sont là aujourd’hui, dans cet atelier et a tous ceux qui pourront y venir et s’y enrichir demain.
Cela représente un réel gâchis, face à toute l’énergie et à l’investissement humain qu’il aura fallu, face à cette somme de connaissance et de savoir-faire transmis jusqu’à nous, pour élever l’atelier Boulard au niveau où il est à ce jour.
C’est un capital culturel qui n’appartient pas qu’aux décideurs. Cet un outil nous le devons à nos prédécesseurs et devons le léguer à eux qui nous suivent, nos enfants, petits enfants, peut-être les vôtres demain ?
Nous a-t-on informé, interrogé au sujet de cette fermeture ? Cela aurait apporté un peu de clarté.
Cette lettre a pour but de faire remonter jusqu’à vous la vision de ceux qui sont, à cet instant, au cœur de l’activité de l’atelier Boulard et de déclencher une ultime réflexion sur la décision de fermeture.
S’il y a une dernière chance pour SAUVER l’atelier, nous vous demandons de mettre tout ce qui est en votre pouvoir pour éviter cette erreur.
En espérant tous, qu’en votre âme et conscience vous puissiez agir pour rester en accord avec la politique Culturelle de la Ville de Paris, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos sincères salutations.
Description de l'atelier
Cet atelier dispense un enseignement classique de sculpture, et nous tenons à souligner son caractère exceptionnel :
- Composé de deux salles en rez-de-chaussée, il permet :
◦ un accès facilité (indispensable pour le travail de la terre) ;
◦ la pose simultanée de deux modèles ou la réservation d’une salle pour le moulage ;
◦ la réalisation de statues de grande dimension (1m20).
- Les longues poses des modèles (2 à 3 semaines) permettent un travail en profondeur.
- Le caractère unique de cet atelier est marqué par la qualité de l’enseignement de son professeur. Ses conseils et orientations dans le domaine de la sculpture et de l’art sont remarquables par leur justesse et toujours adaptés au niveau et à la sensibilité de l’élève.
- Créé suite à une mobilisation des élèves de l’école d’arts plastiques condamnée à disparaître, l’atelier s’inscrit dans le patrimoine culturel du quartier et participe à son animation.
La conjugaison de ces singularités a permis le développement d’une dynamique de groupe riche d’échanges, d’entraide et propre à la créativité.
- Composé de deux salles en rez-de-chaussée, il permet :
◦ un accès facilité (indispensable pour le travail de la terre) ;
◦ la pose simultanée de deux modèles ou la réservation d’une salle pour le moulage ;
◦ la réalisation de statues de grande dimension (1m20).
- Les longues poses des modèles (2 à 3 semaines) permettent un travail en profondeur.
- Le caractère unique de cet atelier est marqué par la qualité de l’enseignement de son professeur. Ses conseils et orientations dans le domaine de la sculpture et de l’art sont remarquables par leur justesse et toujours adaptés au niveau et à la sensibilité de l’élève.
- Créé suite à une mobilisation des élèves de l’école d’arts plastiques condamnée à disparaître, l’atelier s’inscrit dans le patrimoine culturel du quartier et participe à son animation.
La conjugaison de ces singularités a permis le développement d’une dynamique de groupe riche d’échanges, d’entraide et propre à la créativité.
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